Billet de blogue

Elsie Reford, Eric Reford (fils cadet d’Elsie), Boris Reford (petit-fils d’Elsie), Katharina Nikolaievna (épouse d’Eric), Sonja Reford (petite-fille d’Elsie) et le chien Peter vers 1940, dans l’allée royale des Jardins de Métis. Le paysage a très peu changé, ci ce n’est que la haie de cèdres devant la villa Estevan a été remplacée par un jardin quelques années plus tard. Référence : Jardins de Métis / Photo : Robert W. Reford (mari d’Elsie Reford)

Les Jardins de Métis, de 1926 à aujourd’hui

Aménagés de 1926 à 1958 par Elsie Reford, une femme avant-gardiste, les somptueux Jardins de Métis regroupent à présent quelque 3000 espèces et variétés de plantes. Et grâce à la diversification de leurs activités, ils attirent des milliers de visiteurs annuellement.

Du jardinage pour la convalescence d’Elsie Reford

Le domaine de Grand-Métis, où seront plus tard aménagés les Jardins, est acquis par George Stephen, oncle d’Elsie Reford et président du Canadien Pacific Railway, en 1886. Il y fait construire un chalet de pêche qu’il fréquente tous les étés jusqu’à son départ en Angleterre, en 1891, pour sa retraite. Ses proches continuent de profiter de son domaine par la suite. Tous les étés, à compter de 1904, Elsie s’y rend avec son mari et ses fils. Pêche au saumon et à la truite, chasse, équitation, promenades en forêt et pique-niques sur la plage, à Métis, comptent par leurs activités.

En 1918, Elsie devient propriétaire du domaine de Grand-Métis, qui inclut la villa Estevan, un grand terrain et les droits de pêche sur la rivière Mitis. En 1926, à 54 ans, elle est opérée pour une appendicite. Pour sa convalescence, son médecin lui recommande d’adapter ses activités et lui fait une suggestion : le jardinage. La même année, Elsie fait ajouter un deuxième étage à la villa, en plus de faire allonger l’aile des domestiques. Une chambre noire est aménagée pour que son mari, Robert W. Reford, passionné de photographie, puisse développer ses prises de vue.

Chaque été, jusqu’en 1958, Elsie travaille à l’implantation d’un jardin le long du ruisseau Page, qui traverse le domaine, dans un environnement pourtant peu propice à l’horticulture. L’allée royale, que l’on aperçoit sur les deux photos, a été aménagée dans les années 1930. Elle comprend plusieurs annuelles et donne à voir une succession de floraisons : arabette, phlox subulé, lilas, pivoine, rosier, delphinium et phlox paniculé.

Les Jardins de Métis ou Reford Gardens ouvrent leurs portes en 1962 en bordure du fleuve Saint‐Laurent. Au fil des ans, Robert W. Reford y prend plusieurs photos des jardins et de la famille. La collection des Jardins de Métis comprend d’ailleurs plus de 15 000 de ses photographies!

On profite en famille des Jardins de Métis, où l’on compte aujourd’hui quelque 3000 espèces et variétés de plantes, dont le fameux pavot bleu de l’Himalaya, dans une quinzaine de jardins. Photo : Roger St-Laurent Photographe

Cinq expériences aux Jardins de Métis

Si les splendeurs horticoles ont toujours une place de choix aux Jardins de Métis, l’offre de l’endroit s’est diversifiée. La villa Estevan, une maison historique classée site patrimonial du Québec, propose l’exposition permanente Elsie vue par…, qui transporte les visiteurs à l’époque de l’instigatrice des Jardins, Elsie Reford. Différentes facettes de cette femme exceptionnelle y sont révélées, dont son implication en politique et dans les débats publics, son intérêt pour la santé des femmes et les affaires internationales, et son amour de l’art. Des expositions temporaires sont aussi présentées chaque année.

Également, le Festival international de jardins, qui constitue le plus important festival de jardins contemporains en Amérique du Nord, se déroule annuellement sur un site adjacent aux jardins historiques. Il présente une vingtaine de jardins contemporains conçus par des architectes paysagistes, des architectes et des concepteurs de multiples horizons. Sa 20e édition aura lieu du 22 juin au 6 octobre 2019.

Au cœur des Jardins, la maison ERE 132, une vitrine d’excellence en écoconstruction, certifiée LEED® Platine et Novoclimat 2.0, est ouverte aux visiteurs en saison touristique. D’octobre à mai, il est possible de la louer pour des rencontres de travail ou des séjours de courte durée.

Côté gastronomie, à la villa Estevan, le chef Pierre-Olivier Ferry offre une cuisine axée sur les végétaux comestibles cueillis dans la collection horticole des Jardins. Le Bufton, au cœur de la forêt, à l’entrée des Jardins, propose pour sa part un menu santé, savoureux et goûteux inspiré des produits saisonniers, locaux et de la floraison des jardins. Quant au café Jardin, près de la villa Estevan, il sert des repas légers préparés avec des produits locaux.

Pour tout savoir sur les Jardins de Métis et pour bien planifier votre séjour, rendez-vous à tourisme-gaspesie.com… Puis venez faire votre tour! #gaspesie

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