Faire le tour de la Gaspésie, c’est se remplir le cœur de…

Le Tour de la Gaspésie gourmande - Sainte-Anne-des-Monts à Gaspé

Billet de blogue

Photo : Sylvie Ruel

Le Tour de la Gaspésie gourmande – Sainte-Anne-des-Monts à Gaspé

Faire le tour de la Gaspésie, c’est se remplir le cœur de grands espaces, d’air pur et de beauté. Et si on y ajoutait le plaisir gourmand ? Le bonheur y serait doublement au rendez-vous. Nous l’avons fait et sommes revenues enchantées de nos découvertes.

C’est à l’Auberge Gîte du Mont-Albert, au cœur du Parc national de la Gaspésie, que nous avons débuté notre périple. Nous étions désireuses de découvrir les plus beaux attraits de la Gaspésie ainsi que ses secrets gourmands. Vous auriez dû voir cinq filles affamées se délecter à leur arrivée de la cuisine du jeune chef Jean-Alexandre Dubé! Pour ma part, l’assiette de flétan frais était aussi élégante que copieuse. Le lendemain matin, nous sommes parties en compagnie de notre guide Patrick sur le sentier du Mont Ernest-Laforce, un sentier familial qui grimpe jusqu’au sommet au cœur d’une végétation diversifiée. Une fois là-haut, la brume nous a privées du spectacle imprenable sur cette mer de montages, mais de voir tous ces bouleaux rabougris tels des bonsaïs, enveloppés de brume, rendait l’atmosphère si féérique!  Ce sentier, nous avait dit Patrick, est le meilleur endroit dans le parc pour observer les orignaux. Nous n’avons pas été déçues. Deux énormes femelles et un petit, pas farouches pour deux sous, sont venues parader devant nous en toute simplicité.

Couleur Chocolat. Photo : Sylvie Ruel

Et l’appétit est bien-sûr, venu en marchant. Au sympathique resto La Broue dans l’Toupet, à Sainte-Anne-des-Monts, nous nous sommes régalées avec l’assiette de morue fraîche. Nous avons terminé ce repas sur une note sucrée chez Couleur Chocolat, où l’artisan chocolatier Carl Pelletier crée de délicieux chocolats fins qui mettent en valeur la Gaspésie. L’artisan offre entre autres, une gamme unique de chocolats forestiers à base de carvi sauvage, de sapin baumier, de peuplier, baie de genièvre… « Un chocolat qui goûte la marche en forêt au printemps » n’hésite pas à dire Paule, la fille du chocolatier, qui est aussi impliquée dans l’entreprise. Cette année, Couleur Chocolat a rejoint le réseau des économusées. On peut tout savoir sur le métier du chocolatier et faire une visite virtuelle des cuisines où l’on fabrique ce pur délice.

Photo : Sylvie Ruel

À Mont-Louis, l’entreprise Atkins et frères est un arrêt incontournable pour tout gourmet ou gourmand qui se respecte. Quel ne fut pas mon étonnement de constater que dans deux fumoirs d’aussi petite dimension, Guillaume Thibault, un européen tombé en amour avec la région, puisse faire le fumage de plus de 100 tonnes de poissons par année. Une vingtaine de poissons y sont fumés à froid et à chaud, dont le maquereau, la truite et bien sûr le saumon, qui est entièrement certifié canadien. Les bouchées de saumon à l’érable et le pavé de saumon fondant nous ont laissé des souvenirs mémorables.

En longeant la mer qui s’offrait à nous, immense et généreuse, nous avons vu défiler des villages aux noms poétiques : Grande-Vallée, Petite-Vallée, Pointe-à-la Frégate, Cloridorme, L’Anse-à-Valeau, Pointe Jaune… et Rivière-au-Renard où nous avons visité Les pêcheries gaspésiennes, une entreprise familiale qui transforme pas moins de deux millions de livres de poissons gaspésiens par année. Nous avons acheté quelques provisions au comptoir et sommes allées marcher sur les quais pour voir les pêcheurs arriver avec leurs chargements de poissons.

Photo : Sylvie Ruel

Bientôt l’heure de l’apéro? À Gaspé, nous avons fait un arrêt à la distillerie O’Dwyer où l’on produit la fameuse Radoune, un gin fabriqué à partir de 4 champignons sauvages cueillis à la main sur le territoire gaspésien. On y produit aussi la Radoune vieillie, un gin qu’on fait maturer en baril de chêne provenant de distilleries qui produisent le rye whisky et le bourbon. L’entreprise produit également un whisky non vieilli.

Nous avons terminé la journée au populaire et animé restaurant Brise-Bise à Gaspé. J’ai opté pour le poke bowl aux crevettes. Mes compagnes ont choisi la poutine aux crevettes et le club sandwich au homard.

Une petite marche s’imposait avant d’aller dormir à la charmante Auberge sous les arbres. Nous nous sommes rendues au Site historique berceau du Canada, où est reconstitué le cœur du village de Gaspé, tel qu’il existait en 1900.

Gaspésie Sauvage. Photo : Sylvie Ruel

Et quelle visite inspirante, nous avons fait le lendemain matin à Douglastown, chez Gérard Mathar, qui dirige avec sa femme Catherine, la petite entreprise Gaspésie Sauvage. Sur un terrain de 40 hectares, Gérard et son épouse vivent en parfaite autonomie alimentaire. Ils produisent tout : leurs légumes, viandes, lait, fromages, etc.… « Ici, rien ne se perd dit Gérard, véritable maestro de la débrouillardise et de la simplicité volontaire. Notre objectif est de revenir à la vie simple et à l’essentiel ». Gérard cueille des produits sauvages forestiers qui poussent sur le territoire gaspésien et ailleurs (champignons, boutons de marguerites, persil de mer, myric baumier, etc). Il en fait des produits séchés, des épices variées qu’il vend partout à travers le Québec et à la table des grands chefs. La microentreprise Gaspésie Sauvage offre le meilleur de la forêt et de la mer à la table.

Ce billet a été rédigé par Madame Sylvie Ruel, journaliste indépendante. Elle était l’invité de Tourisme Gaspésie et de Gaspésie Gourmande en tournée dans la région du 25 au 30 juin dernier. Elle a été conquise par les multiples activités de plein air tout en profitant du savoir-faire régional de nos producteurs agro-alimentaires.

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