Créé en 1937 pour protéger les richesses et la beauté du territoire,…

Parc national de la Gaspésie : 2e plus vieux parc du Québec

Billet de blogue

Excursion d’herborisation avec l’abbé Ernest Lepage, un botaniste de Rimouski, dans les an-nées 1940. Professeur à l’École d’agriculture de Rimouski, il parcourt les régions de Rimouski et de la Gaspésie et en étudie la flore. Référence : Collection Sépaq / Photo : Parc national de la Gaspésie

Parc national de la Gaspésie : 2e plus vieux parc du Québec

Créé en 1937 pour protéger les richesses et la beauté du territoire, ainsi que pour promouvoir le développement touristique de la région, le parc national de la Gaspésie attire aujourd’hui des adeptes de plein air de partout dans le monde, dans un environnement magnifiquement préservé.

Vers la création du parc

Dès le milieu du 19e siècle, des scientifiques s’intéressent au massif de ce qui deviendra le parc national de la Gaspésie. Ils y réalisent des expéditions, avec tous les risques inhérents à l’époque. Nous sommes alors loin des sentiers balisés et de l’équipement sophistiqué! Le mont Logan sera nommé en l’honneur du géologue Sir William E. Logan, qui le gravit en 1844. Quant au mont Albert, le géologue Alexander Murray, qui en fait l’ascension en 1845, le baptisera non pas en son nom… mais plutôt en l’honneur du Prince Albert.

Le parc national de la Gaspésie est créé après le parc de la Montagne Tremblante (aujourd’hui Mont-Tremblant) et le parc national des Laurentides, qui a plus tard été transformé en réserve faunique. Il s’agit donc, aujourd’hui, du 2e plus vieux parc national du Québec. Il est composé de deux ensembles montagneux : à l’ouest se dressent les monts Chic-Chocs (480 millions d’années), alors que les monts McGerrigle (380 millions d’années) se déploient à l’est. Quatre nobles objectifs sont visés par sa mise sur pied : préserver la beauté des sites des monts Albert et McGerrigle, protéger le saumon de la rivière Sainte-Anne, sauvegarder l’habitat des caribous – une espèce décimée par les chasseurs au début du 20e siècle – et promouvoir le développement touristique de la Gaspésie.

L’Auberge Gîte du Mont-Albert est érigé au cœur du parc à compter de 1938. Toutefois, la Seconde Guerre mondiale freinera les travaux de construction, qui reprendront vers 1945. Le Gîte ouvrira finalement ses portes en 1950 avec, aux cuisines, le chef Euclide Béland, qui en forgera la réputation gastronomique durant environ 30 ans, suivi d’Yvano Tremblay qui la consolidera une trentaine d’années également.

La Révolution tranquille, dans les années 1960, apportera son lot de bouleversements pour le parc. Une modification de la loi assurant protection du territoire entraînera l’exploitation commerciale des ressources naturelles, allant ainsi à l’encontre de ses objectifs de conservation. Heureusement, en 1977, la Loi sur les parcs est adoptée pour protéger et mettre en valeur le territoire. Elle marquera le début de la mise en place d’un réseau de parcs au Québec, dont la gestion des activités et des services sera confiée à la Sépaq (Société des établissements de plein air du Québec) en 1999

Constitué d’un immense plateau, le sommet du mont Albert offre une vue impressionnante sur les monts Chic-Chocs, qui s’étendent à perte de vue. Il est possible d’atteindre le sommet par un aller-retour de 11,4 km (par le versant nord) ou de faire une boucle de 17,4 km. Photo : Roger St-Laurent Photographe

Le parc aujourd’hui

Au fil des ans, les infrastructures du parc national de la Gaspésie se sont développées et ses activités se sont multipliées, le rendant accessible à tous, en toute saison. De la fin du printemps au début de l’automne, il offre des sentiers de courte randonnée pédestre variant de 1 à 17 km, de niveau facile à très difficile. Il est aussi possible d’y faire de la longue randonnée sur un sentier de 100 km qui s’étend du mont Logan au mont Jacques-Cartier, et qui constitue un segment du Sentier international des Appalaches.

Avec un peu de chance, sur le mont Jacques-Cartier, vous pourrez observer quelques caribous. Il est toutefois essentiel de respecter les règles encadrant l’accès afin de protéger leur habitat, car ce sont les derniers représentants de cette espèce au sud du Saint-Laurent.

Outre la randonnée, le parc offre une panoplie d’autres activités en saison estivale. Le lac Cascapédia fait la location de canots, kayaks, surfs à pagaie et pédalos, et quelques autres lacs accueillent les visiteurs ayant leur propre embarcation. Certaines rivières permettent également la pêche à l’omble de fontaine. Du côté de la rivière Sainte-Anne, il est possible de pêcher le saumon à gué ou en canot. La remise à l’eau est toutefois obligatoire.

Côté hébergement, le parc offre aujourd’hui de nombreuses possibilités. En plus de la douillette Auberge Gîte du Mont-Albert, classée 4 étoiles et réputée pour sa fine cuisine aux saveurs régionales, il propose plusieurs chalets et refuges en location. Il compte aussi différents campings, où il est possible de séjourner en pleine nature avec son propre équipement ou en tente prêt-à-camper.

Pour tout savoir sur le parc national de la Gaspésie et bien planifier votre séjour, rendez-vous à tourisme-gaspesie.com… Puis venez faire votre tour! #gaspesie

Sources :
– SEPAQ.com, Parc national de la Gaspésie, portrait du parc.
– Encyclobec, Le Parc de la Gaspésie, Mario Mimeault, Ph. D. Histoire, 12 juillet 2002.

Partagez ce billet :
167 / 249

Laisser un commentaire

Les champs requis sont indiqués

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.


© 2017 Association touristique régionale de la Gaspésie