Billet de blogue
En mars 1952, sept confrères finissants de la classe de philosophie Sr du séminaire, dont M. Jules Bélanger (3e en partant de la droite), font une sortie de ski de fond par une journée de temps libre. Photo : Musée de la Gaspésie, Collection Roger Anctil.

Ski de fond et raquette en Gaspésie, d’hier à aujourd’hui

Vu leur grande accessibilité, le ski de fond et la raquette comptent de nombreux adeptes en Gaspésie depuis belle lurette. D’abord utilisés comment moyens de transport pour les déplacements sur l’épais couvert de neige, ces équipements sont aujourd’hui surtout chaussés pour faire du sport sur les multiples sentiers de la Gaspésie.

Marcher ou glisser sur la neige sans s’enfoncer

Conçues d’après le savoir-faire autochtone, les raquettes sont rapidement adoptées par les nouveaux venus à l’époque de la Nouvelle-France. Fabriquées de manière artisanale avec des matières naturelles (ex. : bois et babiche), elles ont alors différentes formes et longueurs, selon l’usage qu’on en fait et le poids à supporter. Pratiques au cœur de l’hiver, elles permettent de trapper, d’accomplir des travaux dans la forêt et même de mener des attaques, dans le cas de l’armée, sans s’enfoncer dans la neige.

Déjà, dans les années 1840, on note un engouement pour la raquette à titre de loisir et de sport, alors que de nombreux clubs de raquetteurs amateurs se forment. Également, plusieurs grandes compétitions de raquette sont organisées. D’abord effectuées sur de courtes distances, elles feront place, au 20e siècle, à de longues épreuves d’endurance. Les clubs de raquetteurs amateurs – réputés pour compléter leurs compétitions de banquets arrosés! – s’éteignent vers la fin des années 1950, alors que les centres de ski gagnent en popularité.

Dans les années 1980, une révolution technologique entraîne un nouvel essor de la raquette. Des matières plastiques et de l’aluminium sont introduits dans la fabrication de l’équipement et fait varier la forme, les dimensions et le poids des raquettes. L’ajout de crampons permet aussi une adhérence jusque là absente. Ces améliorations de l’équipement et la grande accessibilité de la raquette (coût abordable, équipement facilement transportable, lieux de pratique multiples…) contribuent à en faire un sport prisé.

D’origine scandinave, le ski de fond apparaît quant à lui au Canada dans les années 1890. Fait étrange : on n’utilise généralement, à l’époque, qu’un seul bâton! Les skis sont en bois non laminé et munis de grosses fixations. Ils sont aussi excessivement longs (de 2,5 à 4 m), larges (80 mm) et lourds (plusieurs kg chacun)! En 1915, un Norvégien invente les fixations en acier et des skis plus performants, que l’on utilise avec non plus un… mais deux bâtons.

Le ski de fond se popularise comme loisir à compter de 1927. Le Canadien Pacifique inaugure alors des voyages en train dans les Laurentides, où se déploie important réseau de pistes. Dans les années 1930, on retrouve des installations de ce type partout en Amérique du Nord. On y installe aussi des remonte-pentes, et on adapte les skis et fixations pour la descente. Pour plusieurs, le ski de fond migre ainsi en ski… alpin. Dans les années 1970, vu les coûts importants pour la pratique du ski alpin, la congestion des pentes et un intérêt croissant pour la forme physique, on note un nouvel engouement pour le ski de fond.

Dans les années 1980 et 1990, des innovations dans l’équipement viendront simplifier la pratique du ski de fond. Les matériaux synthétiques permettent de fabriquer des skis et des bâtons très légers et robustes, alors que des moyens de fartage plus simples rendent la préparation plus rapide.

Groupe de skieurs de la TDLG-hiver dans la réserve faunique de Matane
Ski de fond entre amis sur la Réserve faunique de Matane pendant la TDLG Hiver.
On y retrouve plusieurs sommets avoisinant les 1000 m et des paysages à couper le souffle! Photo : Roger St-Laurent, photographe.

Événement hivernal rassembleur et sentiers multiples en Gaspésie

Au début des années 2000, la péninsule voit naître un événement hors du commun réunissant des mordus de la raquette et du ski de fond : la Traversée de la Gaspésie à ski de fond et raquette (TDLG hiver). Cet événement très couru, attirant skieurs et raquetteurs de partout, s’impose rapidement comme un incontournable. La 18e édition, qui se déroulera du 22 au 29 février 2020, rassemblera 250 participants. La TDLG leur fera vivre une semaine de vacances sportives de type tout inclus avec, au programme : de superbes randonnées au cœur du paysage gaspésien de mer et de montagnes, en passant par les grandioses Chic-Chocs; des rencontres uniques; de l’animation; et de bonnes bouffes! Chaque jour, les skieurs parcourront 30 km en moyenne, alors que les raquetteurs feront des randonnées de 10 à 15 km.

Terrain de jeu idéal pour la pratique du ski de fond et de la raquette, la Gaspésie compte aujourd’hui un très grand nombre de sentiers dédiés à ces sports, au grand bonheur des randonneurs de tous les niveaux. Le parc national de la Gaspésie, la Réserve faunique des Chic-Chocs, le parc national Forillon, le Géoparc mondial UNESCO de Percé et la Station touristique Pin rouge (New Richmond), notamment, offrent une belle variété de pistes pour tous les niveaux.

À lire également :

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Top 5 – Sentiers gratuits de raquette et de ski de fond en Gaspésie
La Traversée de la Gaspésie à ski de fond et raquette (TDLG hiver)
4 modes d’hébergement pour profiter des Chic-Chocs en hiver

Pour tout savoir sur les multiples possibilités de lieux pour pratiquer le ski de fond et la raquette en Gaspésie, et pour bien planifier votre séjour, rendez-vous à tourisme-gaspesie.com… Puis venez faire votre tour! #gaspesiehiver

Source : information historique sur le ski de fond tirée de l’article Ski de fond, dans l’Encyclopédie canadienne.

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